Mardi 9 décembre à 19h, salle des Verriès
« La réutilisation des eaux usées traitées pour préserver les ressources en eau », conférence présentée par Julie Mendret, chercheuse à l’Institut Européen des Membranes (IEM) et maître de conférences HDR à l’Université de Montpellier – Polytech

Julie MENDRET est Docteur en génie des procédés de l’environnement, chercheuse à l’Institut Européen des Membranes (IEM) et maître de conférences HDR à l’Université de Montpellier – Polytech au département Sciences et Technologies de l’Eau. Ses travaux concernent l’intensification des procédés de traitement des eaux usées en vue de leur réutilisation, elle s’intéresse notamment à l’élimination des micropolluants dans l’eau.
Le changement climatique, l’accroissement démographique et l’évolution des usages posent de nouveaux défis pour la gestion de l’eau. La rareté de l’eau et les sécheresses affectent les bassins hydrographiques différemment selon les saisons. Ainsi, la région méditerranéenne et la plupart des bassins fluviaux densément peuplés sont davantage soumis au stress hydrique. Face aux défis à long terme, les solutions non conventionnelles comme la réutilisation des eaux usées (REUT) représentent une réelle opportunité durable pour ces régions. Une fois traitées, les eaux usées peuvent en effet être destinées à différents usages : l’irrigation des espaces verts ou des cultures, la lutte contre les incendies, le lavage des voiries ou encore la recharge des nappes phréatiques. Dans sa conférence, Julie Mendret a dressé un panorama de la REUT, allant des procédés de traitements impliqués jusqu’aux freins qui limitent son développement en France. Des exemples phares de réalisations en France et à l’international ont également été présentés.




Une assistance nombreuse et attentive a suivi la présentation, suivie comme d’habitude d’une séquence de questions-réponses.
La présentation de Julie Mendret est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 18 novembre à 19h, salle des Verriès
« La mécanochimie ou comment malmener les molécules pour le bien de la planète et de l’humanité« , conférence présentée par Frédéric Lamaty, Directeur de Recherche CNRS à l’Institut des Biomolécules Max Mousseron à Montpellier

Dans sa conférence, Frédéric LAMATY a d’abord rappelé que la chimie intervient dans d’innombrables produits du quotidien : matières plastiques, médicaments, produits cosmétiques… Par ses activités de synthèse, la chimie dite « organique », qui se consacre aux composés contenant des atomes de carbone, contribue à la préparation d’un grand nombre de produits du quotidien. Cette activité, à l’heure du développement durable et de la chimie verte, se doit de limiter son impact environnemental tout en restant viable économiquement. Or l’un des problèmes cruciaux que ne soupçonne pas toujours le consommateur, c’est que produire ces composés nécessite une grande quantité de solvants organiques souvent toxiques, volatils et délétères pour l’environnement. Il existe une approche totalement différente, prometteuse et innovante : mettre au point des procédés complètement nouveaux qui s’affranchissent de l’utilisation de solvants en recourant à des technologies mécaniques comme par exemple le broyage. Au cours de sa présentation, il a exposé les principes de cette approche qu’il a illustrés par des applications concrètes dans la préparation de molécules d’intérêt, comme par exemple de futurs médicaments.
Docteur de l’Université Purdue (West Lafayette, IN, USA) obtenu sous la direction du professeur Ei-Chi Negishi (Prix Nobel de Chimie 2010), Frédéric LAMATY dirige l’équipe Chimie Verte et Technologies Innovantes. Ses sujets de recherche dans le domaine de la catalyse, de la chimie organique et verte, sont consacrés à la synthèse d’acides aminés, de peptides, d’hétérocycles et d’organométalliques, à l’utilisation de solvants alternatifs et aux technologies innovantes. Il a reçu en 2011 le Prix des Techniques Innovantes pour l’Environnement ADEME-Pollutec pour son activité en mécano-synthèse de peptides en conditions sans solvant. Toutes ses recherches sont en effet dirigées vers le développement de procédés de mécano-chimie permettant de se passer des solvants et de leur toxicité.





La présentation de Frédéric Lamaty est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 16 septembre à 19h, salle des Verriès
« Pesticides, perturbateurs endocriniens : un défi clinique, économique et éthique », conférence présentée par le Professeur Charles SULTAN

Professeur de médecine à Montpellier, Charles SULTAN est de ceux qui s’insurgent du sacrifice de la santé sur l’autel d’une agriculture nourrie aux polluants. Médecin de réputation internationale, il a consacré toute sa carrière à la prévention des effets délétères des substances phytosanitaires et autres perturbateurs endocriniens sur la santé des enfants. Au sujet de la loi Duplomb (avant sa censure partielle par le Conseil Constitutionnel), il a déclaré : “C’est un scandale médical, psychologique, social, financier, éthique !”.
Il est impossible de rendre compte en quelques lignes de l’importance et de l’étendue de ses titres et travaux, détaillés sur son CV.
Dans sa conférence, Charles SULTAN a exposé la gravité de la situation actuelle. Nous traversons en ce moment un véritable cataclysme planétaire, ou le réchauffement climatique, la réduction des espaces de vie, la déforestation et la surexploitation des ressources se conjuguent à un effondrement de la biodiversité et une contamination de l’air, de l’eau et de la chaine alimentaire par les pesticides et les perturbateurs endocriniens environnementaux (PEE), en général. Il est parfaitement admis que les PEE ont un impact significatif sur la faune, la flore et la santé de l’homme.
Au-delà de leur action comme perturbateurs endocriniens, les pesticides (herbicides, fongicides, insecticides) se révèlent être aussi des perturbateurs du métabolisme glucidique, du tissu adipeux, du microbiote intestinal, de la fonction neurologique, respiratoire, ils agissent également comme des composés reprotoxiques, mutagènes et cancérigènes.
Le spectre des conséquences cliniques de la pollution par les pesticides ne cesse de s’élargir et représente un véritable défi de santé publique.
Alors que la charte de l’environnement impose de permettre à chaque homme et femme de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, nous sommes redevables du désastre sanitaire que la pollution par les pesticides et tous autres perturbateurs endocriniens génèrent actuellement et pour les générations futures.





La présentation de Charles Sultan est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 3 juin
Des terres en bonne santé pour une planète saine
Éviter la dégradation des sols un enjeu pour tous
par Jean-Luc CHOTTE (Directeur de recherche, IRD)

Jean-Luc Chotte est Directeur de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Universitaire, Pédologue de formation, il étudie les processus responsables de la dégradation des sols et les modalités de restaurer écologiquement ces sols dégradés (en Afrique de l’ouest notamment). Il a dirigé plusieurs unités de recherche, il est professeur invité à Sciences Po Paris. Il a siégé 4 ans au sein de l’interface science politique de la convention des Nations unies de lutte contre la désertification. Il est membre correspondant à l’Académie d’Agriculture de France. Il est actuellement le Président du Comité Scientifique Français de la Désertification, à ce titre il participe, au sein de la délégation France, aux négociations lors des Conférences des Parties de cette convention, comme en décembre 2024 à Riyadh (Arabie Saoudite).
Dans sa conférence, Jean-Luc Chotte a insisté sur la distinction nécessaire entre qualité et santé des sols. Nos terres sont un bien public qui fournit (i) de la nourriture, de l’eau, du bois de chauffage et des plantes médicinales, (ii) qui régule les cycles biophysiques (comme le carbone), (iii) tout en assurant la sécurité, le statut, l’identité sociale et l’espace de sécurité de ses habitants. Nos terres procurent également dignité, culture et identité. Les communautés humaines sont ancrées dans les écosystèmes environnants, qui façonnent la terre en une mosaïque de paysages divers. Mais nos terres ne sont pas en bonne santé. La proportion de terres dégradées dans le monde ne cesse de croitre. Si leur dégradation se poursuit à un rythme similaire, il y aura près d’un milliard d’hectares dégradés d’ici 2030. C’est le mauvais usage des terres, une intensification mal-adaptée qui est responsable de cette situation, amplifiée par le changement climatique. Au cours de sa présentation, Jean-Luc Chotte a examiné les causes de cette dégradation et exploré les actions pour éviter, diminuer la dégradation et lorsque cela est possible les actions pour restaurer les sols. L’accent a bien été mis sur la nécessaire implication de tous et l’importance d’une action locale sur la santé de la planète.




La présentation de Jean-Luc Chotte est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 6 mai
« Une vie de mésange – 50 ans d’enquête évolutive »
par Anne CHARMANTIER et Claire DOUTRELANT (CEFE-CNRS, Montpellier)


Anne Charmantier (à gauche) et Claire Doutrelant (à droite) sont directrices de recherche au CNRS. Elles étudient toutes les deux les mésanges depuis plus de 25 ans, avec des intérêts complémentaires en écologie évolutive. Anne étudie la réponse évolutive des oiseaux aux changements climatiques et à l’urbanisation et les personnalités animales, Claire étudie les ornements (couleurs, chants), la sélection sexuelle et les interactions sociales. Anne Charmantier a reçu la médaille d’argent du CNRS en 2024.

À l’occasion de la publication de leur ouvrage ce printemps chez Actes Sud dans la collection Mondes Sauvages, Anne Charmantier et Claire Doutrelant ont proposé une plongée fascinante dans l’intimité des mésanges… et des chercheur·se·s qui l’étudient. Elles ont parlé de leurs recherches révélant les mille et une astuces qui sont apparues au cours de l’évolution de cet oiseau en réponse aux multiples contraintes des bioclimats méditerranéens et des villes. Pénétrer l’univers de la mésange convoquait évidemment les méthodes de terrain et de laboratoire les plus variées, pour aborder des sujets aussi complexes que la structure du chant, les subtiles couleurs du plumage, l’infidélité conjugale (!), l’adaptation au milieu urbain ou encore la lutte contre les parasites au moyen de bouquets parfumés. (ci-dessous, mésange bleue, Photo David López-Idiáquez).






Un public encore plus nombreux que d’habitude (on a compté 100 participant-e-s) a suivi les exposés avec intérêt et posé de multiples questions, avant le pot convivial agrémenté d’appétissantes préparations. Dix exemplaires du livre « La mésange et la chenille« , commandés auprès des éditions Actes Sud grâce à la collaboration avec la librairie L’Ourse Bleue, ont été vendus et dédicacés.
La présentation d’Anne Charmantier et Claire Doutrelant est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 8 avril
Playback Théâtre avec l’association MAGMA

Magma rassemble aujourd’hui plus de 20 membres reliés par la pratique du Playback théâtre, forme de théâtre participatif invitant des membres volontaires du public à partager des histoires vécues, qui sont alors honorées par les acteurs.
Bien avec soi, bien dans le monde
Cette soirée, sur le thème « Mauvaise nouvelle, bonne nouvelle« , a permis au public des conférences de l’ASTEC-PSL de participer à une expérience exceptionnelle. Nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui se sont prêtés au jeu d’ « Oser dire nos histoires, en écouter, les voir jouées, se sentir honoré ou éclairé, entendu. »



Mardi 11 mars
« Mutualismes entre plantes et insectes face aux changements globaux«
par Doyle McKEY (Université de Montpellier et CEFE)
Doyle McKey, professeur émérite à l’Université de Montpellier, est un écologue possédant une longue expérience de terrain en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie tropicale. Ses vastes intérêts vont de l’écologie évolutive des interactions plantes-animaux – telles que la pollinisation, les mutualismes de protection plantes-fourmis et les interactions plantes-herbivores – jusqu’aux interactions des hommes avec les plantes et les paysages. Depuis son arrivée dans la région, il travaille non seulement sur les écosystèmes tropicaux, mais aussi en Europe.


Dans sa conférence, Doyle McKey a rappelé que les réseaux d’interactions entre plantes, animaux et microorganismes conditionnent le fonctionnement des écosystèmes. Parmi ces interactions sont les mutualismes, des interactions bénéfiques aux deux partenaires. La biodiversité des plantes et des insectes dépend du bon fonctionnement des réseaux de pollinisation, de dissémination des graines, et de protection des plantes contre les herbivores et les pathogènes. Il a montré que ces interactions sont menacées par les changements globaux. Le changement climatique, en décalant les cycles des plantes et des insectes, peut empêcher la rencontre des partenaires dans le temps. La fragmentation des habitats liée aux changements d’usage des terres rend plus difficile leur rencontre dans l’espace. La pollution provoque un déclin dramatique des populations d’insectes et diminue l’efficacité de la communication chimique qui assure la rencontre des partenaires. Les invasions biotiques affectent les communautés de plantes et d’insectes. Il a conclu en offrant des pistes pour combattre ces menaces.


La présentation de Doyle McKey est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 11 février
« Le plastique, c’est fantastique ? »
par Amandine AVILES (UMR MIVEGEC, Université de Montpellier) et Lionel JOUVET (Université du Danemark du Sud)

Amandine AVILES est docteure en biologie, et s’intéresse depuis plusieurs années à l’impact des polluants sur les organismes vivants. Elle a mené sa thèse à Paris sur l’étude des effets d’un plastifiant (le phtalate de bis(2-éthylhexyle) ou DEHP) sur un papillon de nuit ravageur de culture (la noctuelle du coton : Spodoptera littoralis). Elle a ensuite réalisé un postdoctorat au Danemark portant sur les effets de produits chimiques sur la métamorphose chez la grenouille rousse Rana temporaria. Elle travaille actuellement à l’UMR Mivegec (Maladies infectieuses et vecteurs : écologie, génétique, évolution et contrôle), à Montpellier, sur les impacts des microplastiques sur les traits d’histoire de vie et la capacité vectorielle (capacité à transmettre des maladies) des moustiques.
https://www.linkedin.com/in/amandine-aviles-90142a27/?locale=fr_FR
Lionel JOUVET est docteur en biologie marine et éco-immunologie de l’Université Heriot-Watt (Écosse), où sa thèse portait sur la variabilité des cellules immunitaires de la moule (Mytilus edulis). Il a une expérience interdisciplinaire en microfluidique, écologie et sciences des données. Lionel a travaillé à la fois dans des environnements académiques et industriels, notamment à l’Université du Danemark du Sud et chez Partec GmbH. Ses travaux incluent des études sur l’impact des microplastiques chez la moule et le phoque gris. Il est aussi expert dans le développement de solutions originales à des problèmes complexes, que ce soit au laboratoire, en sciences des données ou dans l’industrie.
https://www.linkedin.com/in/lioneljouvet/
https://scholar.google.com/citations?hl=en&user=sNpfYVEAAAAJ


Les plastiques sont omniprésents dans notre vie quotidienne du fait de leur nombreuses propriétés physiques (robustesse, résistance, légèreté, etc.) qui en ont fait une matière idéale pour la production de nombreux objets (électroménagers, emballages, outils utilisés dans le domaine médical, etc.). En contrepartie, les plastiques sont dorénavant présents partout dans l’environnement, polluant les eaux, les sols, l’air, et retrouvés même dans les êtres vivants. Dans leur présentation, Amandine Aviles et Lionel Jouvet ont parlé des possibles conséquences de la pollution plastique sur les animaux, que ce soit du fait des produits chimiques qui les composent ou de leur taille pour ce qui des microplastiques (plastiques de taille inférieure à 5 mm). Ils ont également présenté les difficultés techniques associées à la recherche sur les microplastiques.
La présentation d’Amandine Aviles et Lionel Jouvet est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 28 janvier 2025 à 19h
Salle des Verriès à Saint-Gély-du-Fesc
« Re-conception des pratiques des chercheurs et des vignerons pour une viticulture plus durable »
Conférence présentée par Jean Eugène MASSON
Directeur de recherches INRAE, à Colmar
Après une thèse à l’Université de PARIS XI et à l’INRAE de Versailles, en biologie cellulaire, pour la production de pommes de terre résistantes aux maladies, Jean Masson est parti en Suisse, à Zurich, puis à Bâle, puis aux États-Unis, pour y conduire des recherches sur la réparation du génome des plantes et sa modification, sur l’arabette, sur le tabac, et le maïs. De retour en France, il a été président du centre INRAE de Colmar. Après ce parcours en biologie et génétique des plantes, il a suivi un Master en épistémologie et philosophie des sciences. Depuis, avec une équipe de recherche interdisciplinaire, ils ont développé un format de recherche participative, qui les a sortis des laboratoires pour produire des connaissances et de l’action sur la santé de la vigne, avec les vignerons.


La vigne et le vin sont associés à l’image, à la culture de la France. Pourtant la viticulture a des impacts négatifs sur l’environnement, la biodiversité et la santé humaine, largement reconnus, et la situation n’évolue guère. Les contraintes au changement sont liées aux méthodes de culture de la vigne, à sa sensibilité aux maladies, aux effets du changement climatique, aux modèles socio-économiques, aux critiques croissantes de la société, mais aussi à des épistémologies différentes chez les vignerons et chez les chercheurs. Dans sa conférence, Jean Masson a présenté la recherche-action-participative Repère dont l’épistémologie transforme profondément toutes les étapes de la recherche, de la formulation des questions à la génération de données, jusqu’à la publication de connaissances, et la re-conception de pratiques viticoles. Elle transforme les relations entre les disciplines scientifiques, et entre les chercheurs et les acteurs de la société. Mieux adaptée à la prise en compte de la complexité, cette recherche produit les transformations attendues, et dans le fond redonne une légitimité à la science, dans le réel.
La présentation de Jean Masson est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 17 décembre à 19h
Salle des Verriès à Saint-Gély-du-Fesc
« Changement climatique : Quels vins pour demain ? »
Conférence présentée par Fabienne REMIZE
Directrice de l’UMR Sciences pour l’œnologie (SPO : Université de Montpellier, INRAE, Institut Agro – Montpellier SupAgro)

Fabienne Remize est ingénieur agroalimentaire de formation, avec une solide expérience d’enseignement et de recherche sur les aliments fermentés et leur conservation. Aujourd’hui, elle dirige l’unité de recherche Sciences pour l’œnologie à Montpellier, où elle mène des recherches à l’INRAE sur le métabolisme des levures et leur influence sur la qualité des vins. Plus d’info sur https://www.linkedin.com/in/fabienne-remize-26bb0b51/
Dans sa conférence, suivie par près de cent personnes, Fabienne Remize s’est intéressée à la filière vigne et vin en Occitanie, aujourd’hui confrontée à de multiples défis, parmi lesquels le changement climatique. Les évolutions de la matière première qui en résultent, comme une augmentation du degré alcoolique potentiel et une baisse de l’acidité, peuvent être compensées par des modifications de pratiques œnologiques sur lesquelles la recherche s’est penchée. Toutefois, il ne s’agit plus seulement de s’adapter mais de proposer des approches qui contribuent à atténuer les effets du changement climatique. La conférence a abordé la question de savoir comment envisager une vinification plus sobre en ressources, associée à des pratiques viticoles durables, notamment en contexte méditerranéen, et avec des attentes sociétales et de marché qui sont aussi en forte évolution.






La présentation de Fabienne Remize est téléchargeable ici au format pdf.
19 novembre à 19h
Salle des Verriès à Saint-Gély-du-Fesc
« Du pain et des levains »
conférence présentée par Delphine SICARD
Directrice de recherche INRAE à Montpellier

Delphine SICARD est directrice de recherche à l’INRAE de Montpellier. Depuis plus de 20 ans, elle étudie l’impact de l’activité humaine sur la biodiversité et son évolution. Elle se concentre en particulier sur la compréhension des dynamiques d’adaptation des espèces face aux changements environnementaux. Ses recherches ont porté sur diverses espèces présentes en milieu cultivé, telles que le haricot commun, l’hirondelle de cheminée, les champignons filamenteux et les levures. Depuis 10 ans, elle coordonne des projets de recherche participative impliquant des paysan·ne·s-boulanger·e·s, des mathématiciens, des sociologues et des artistes, axés sur la biodiversité microbienne de la filière de la boulangerie au levain et la qualité du pain.
Dans sa conférence, Delphine Sicard s’est intéressée à l’idée que le développement de filières alimentaires durables repose sur une meilleure compréhension de la biodiversité qu’elles préservent, ainsi que de la qualité nutritionnelle et organoleptique des aliments qu’elles produisent. Parmi nos aliments de base, le pain occupe une place emblématique dans notre histoire, dont elle a rappelé les étapes, nos cultures et notre alimentation. On distingue notamment les pains plats, les pains levés à la levure et ceux levés au levain. Le levain, composé d’un mélange de farine et d’eau, abrite naturellement une communauté de micro-organismes, incluant des bactéries et des levures. En présentant les résultats de plus de 10 ans de recherches participatives sur le pain au levain en France, Delphine Sicard a montré comment la filière de la boulangerie au levain contribue à maintenir la diversité microbienne, la diversité des pratiques artisanales, tout en produisant des pains variés offrant un intérêt nutritionnel et organoleptique. Elle a pu confronter ses résultats avec les pratiques de boulangers présents dans la salle, dont M. Baptiste Blanc, de la boulangerie artisanale Claudette, qui a offert ses pains à la dégustation du public nombreux venu assister à cette conférence instructive.







La présentation de Delphine Sicard est téléchargeable ici au format pdf.
24 septembre à 19h
Salle des Verriès à Saint-Gély-du-Fesc
« Le gaspillage alimentaire, où en est-on ? Enjeux économiques, environnementaux et sociaux », conférence présentée par Marie MOURAD, docteure en sociologie
Marie Mourad est docteure en sociologie et travaille depuis 2012 comme experte spécialisée dans l’alimentation durable et la réduction des gaspillages pour des associations et organismes publics en France et aux États-Unis. Elle mène régulièrement des études sur le gaspillage et la sobriété pour l’Agence de la transition écologique (ADEME), et a développé le programme de redistribution alimentaire de la ville de San Francisco. Son livre De la poubelle à l’assiette : contre le gaspillage alimentaire. Dix ans de lutte en France et aux États-Unis (L’Harmattan, 2022) porte sur les politiques publiques et l’émergence d’un marché de lutte contre le gaspillage alimentaire.

Dans sa conférence, Marie Mourad a rappelé qu’en 2016, la France a été le premier pays à adopter une loi nationale contre le gaspillage alimentaire, interdisant notamment de détruire des aliments encore consommables et imposant à certains commerces d’établir des partenariats pour donner leurs invendus à des associations de solidarité alimentaire. Pourtant, nous gaspillons toujours près du tiers de notre alimentation, soit près de 130 kg par personne et par an en France. Cela représenterait entre 3% et 7% de nos émissions de gaz à effet de serre, et soulève un problème éthique dans un contexte de précarité alimentaire croissante. Marie Mourad est revenue sur les politiques publiques menées en Europe et en France depuis plus de dix ans pour faire ressortir les progrès réalisés, mais aussi les limites et les effets pervers de ces transformations. La redistribution des excédents alimentaires aux plus démunis, par exemple, de plus en plus concurrencée par la vente de ces aliments à prix réduits, n’assure pas toujours un accès digne et équitable à l’alimentation. Les différentes solutions de lutte contre le gaspillage, à travers la redistribution et la re-marchandisation des excédents, contribuent aussi à la pérennisation de formes de surproduction. Ces évolutions illustrent un processus de renforcement des organisations capitalistes par l’incorporation de critiques sociales et écologiques, théorisé dans Le nouvel esprit du capitalisme (Boltanski et Chiapello, 1999). Marie Mourad a conclu sur les « responsabilités » au niveau des citoyens, une responsabilité gonflée dans les chiffres qui cache une réalité complexe et hétérogène, mais qui peut donner lieu à des comportements plus vertueux et un engagement dans des pratiques collectives conduisant à une alimentation durable et équitable.





La présentation de Marie Mourad est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 18 juin 2024
« Peut-on concilier la lutte contre le changement climatique et celle contre l’érosion de la biodiversité ? », présentée par Aurélien Besnard, Directeur d’études EPHE, Directeur adjoint du CEFE à Montpellier


En préambule à sa conférence, Aurélien Besnard a rappelé que pour lutter contre le réchauffement climatique, de nombreux pays se sont engagés, à travers les accords de Paris, à réduire leur consommation d’énergie fossile et à atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. Pour respecter cet engagement, les États développent massivement les énergies renouvelables. La France se donne par exemple pour objectif d’atteindre 30 % d’énergie renouvelable dans son mix énergétique d’ici à 2030 contre 20 % aujourd’hui. Pourtant, comme toute nouvelle industrie, le développement de ces énergies renouvelables génère des impacts sur la biodiversité. Cette biodiversité est cependant déjà en déclin, sa conservation est cruciale pour l’avenir de l’humanité et les États se sont aussi engagés à stopper son érosion à travers des accords internationaux. Les États font donc face à ce que les spécialistes appellent le « green-green dilemma », le dilemme face à la nécessité de mettre en œuvre deux politiques publiques contradictoires : transition énergétique d’un côté, protection de la biodiversité de l’autre. Aurélien Besnard a rappelé les engagements des pays pour ces deux transitions et présenté l’état des connaissances sur les impacts des énergies renouvelables sur la biodiversité. Il a ensuite abordé les pistes de solution pour réduire ces impacts et tenter de concilier ces deux piliers de la transition écologique, tout en reconnaissant que face à l’urgence de la transition énergétique, les arbitrages se font le plus souvent au détriment de la biodiversité.…

Aurélien Besnard est directeur d’Études de l’École Pratique des Hautes Études et travaille au Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive de Montpellier. Il travaille dans le domaine de la « biologie de la conservation », une discipline qui vise à produire des connaissances pour enrayer le déclin de la biodiversité. Il étudie l’impact des activités anthropiques sur les populations de vertébrés supérieurs (oiseaux, reptiles, amphibiens mammifères) et les solutions pour réduire ces impacts.
La présentation d »Aurélien Besnard est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 14 mai 2024
« Les mers et océans victimes des changements climatiques globaux, mais peut être et aussi, sources de solution : le développement des projets de parcs éoliens flottants en Méditerranée », présentée par Daniel Guiral (ancien Directeur de recherches, membre du Directoire Eau et Milieux Aquatiques de France Nature Environnement et du Conseil Maritime de Façade Méditerranée)
Dans sa présentation, Daniel Guiral a indiqué qu’il est prévu d’ici 2030 de réaliser deux parcs éoliens flottants dans le golfe du Lion, pour la production d’environ 250 MW d’énergie électrique. Dans un deuxième temps, ils pourront être étendus à 750 MW. Les 1,5 GW de puissance cumulée permettront ainsi de couvrir la consommation de 2,9 millions d’habitants (soit 30 % de la population d’Occitanie + PACA). Selon Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires : « Ce type d’opérations est le modèle dont nous avons besoin pour compléter notre mix énergétique dans le respect de nos exigences environnementales. » Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, abonde dans son sens : « Ce projet démontre l’ambition de la France d’atteindre ses objectifs énergétiques, tout contribuant au développement d’une technologie prometteuse. » Même discours chez Hervé Berville, secrétaire d’État chargé de la Mer : « Le secrétariat sera attentif à une bonne conciliation des enjeux environnementaux avec les enjeux paysagers et les activités maritimes, dont la pêche ». Au-delà des discours, Daniel Guiral a cherché à mettre en évidence la réalité, en dressant un panorama de la mise en place des fermes-pilotes et des étapes préludant au déploiement de parcs commerciaux, sur lesquels pèsent de nombreuses incertitudes. Il s’est aussi interrogé sur la manière d’agir dans le Golfe du Lion pour que cette nouvelle activité soit compatible avec ses fonctions écologiques et tous ses usages préexistants et socialement acceptable et acceptée.

Daniel Guiral, hydrobiologiste et bactériologiste, est spécialiste des écosystèmes de mangrove et des systèmes lagunaires. Il a été chargé en Guyane de l’évaluation des impacts du lanceur Ariane 5 et de l’adaptation et la mise en œuvre de la Directive cadre du l’eau pour les eaux marines et littorales sous influences amazoniennes. Il a été président et est l’actuel secrétaire de l’Association des anciens maires et adjoints aux maires de l’Hérault.




La présentation de Daniel Guiral est téléchargeable ici au format pdf.
Lundi 6 mai 2024 à 20h
Scène en Grand Pic Saint-Loup
PROJECTION DU FILM
« Épidémies : l’empreinte de l’homme »
suivie d’un débat
avec le Professeur Jean-François Guégan, Catherine Moulia, Antoine Nkuba et Renaud Piarroux

Mardi 23 avril 2024 à 19h
Salle des Verriès à Saint-Gély-du-Fesc
« Lacs, étangs, retenues… : un Inventaire national des plans d’eau aux enjeux multiples« , présentée par Pascal Kosuth (IGEDD, Inspection Générale de l’Environnement et du Développement Durable)
Lacs, étangs, mares, retenues de barrage, réservoirs, lagunes, plans d’eau de carrières… : les plans d’eau sont de natures multiples et présentent des dynamiques hydrologiques, des fonctions environnementales et des usages sociaux et économiques très variés. Partant de la définition des plans d’eau, Pascal Kosuth a indiqué que le premier inventaire national des plans d’eau a été réalisé en 2023. Il dénombre ~332 000 plans d’eau de plus de 1 000 m², couvrant ~1% des territoires. Ces plans d’eau constituent, avec les nappes phréatiques et le manteau neige-glace, l’un des principaux compartiments de stockage d’eau douce (~17 milliards de m3, soit ~3% des précipitations annuelles). Ils jouent donc un rôle important dans la capacité d’adaptation au changement climatique, particulièrement face à la perspective d’affaiblissement du manteau neige-glace. Son exposé, très clair et accessible à tout le public, a recensé ce que l’on sait maintenant des plans d’eau, de leur distribution géographique, et des différents attributs que l’inventaire s’emploie à collecter. Il a décrit la dynamique de constitution des retenues et réservoirs au fil des siècles, mis en évidence leur impact sur l’hydrologie des bassins et la biodiversité. La grande diversité des plans d’eau se reflète dans leurs usages et leurs modes de gestion, et dans la manière dont la réglementation les encadre. Après avoir évoqué les conflits dont ils sont l’objet et les voies à suivre pour les dépasser, il a tracé quelques pistes de leur intégration dans une stratégie d’adaptation au changement climatique.
Pascal Kosuth est membre de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (Ministère en charge de l’environnement) (2019-2024). Chercheur dans les domaines de l’eau, de l’environnement et de l’agriculture, il a dirigé la Maison de la télédétection à Montpellier (2005-2012) et le Labex Agro « Agronomie et développement durable » (2013-2018). Il a été conseiller scientifique auprès de l’Agence spatiale européenne (ESA) et du Centre national d’études spatiales (CNES). Il a coordonné l’Inventaire national des plans d’eau.





La présentation de Pascal Kosuth est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 19 mars 2024
« La marchandisation de l’éthique comme condition du capitalisme contemporain : fiction, destruction et protection dans notre relation à la nature », présentée par Florence Palpacuer, Professeur en sciences de gestion à Montpellier
Les Chaînes de Valeur Globales (CVG), au cœur du capitalisme contemporain, sont à la base de l’analyse proposée dans cette conférence. Après avoir rappelé que la notion de responsabilité sociale des entreprises n’est pas nouvelle, mais qu’on en trouve la trace dès les origines du capitalisme, Florence Palpacuer a montré que les labels et dispositifs d’entreprise qui garantissent une offre éthique, respectueuse de la nature et de l’humain, sont devenus omniprésents dans notre environnement économique. Pourtant la pauvreté et la précarité augmentent, la biodiversité s’effondre. Les catastrophes écologiques et les révoltes sociales font désormais partie de notre quotidien. Pour comprendre un tel paradoxe, la conférencière a exploré les enjeux de responsabilité sociale et écologique dans l’organisation du capitalisme contemporain, et la manière dont ces enjeux sont pris en charge. S’appuyant sur l’analyse de l’économie de marché produite par l’économiste hongrois Karl Polanyi (1886-1964) dans son ouvrage majeur, La Grande Transformation (1944), elle a montré comment, dans le contexte actuel de mondialisation et de financiarisation des échanges, la marchandisation de l’éthique est devenue une condition essentielle à la poursuite du projet capitaliste. La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) vise à pacifier les rapports sociaux, au moins en apparence, tout en contournant les mouvements qui s’opposent et continuent de protéger le lien social et celui à la nature.
Florence Palpacuer est professeur en sciences de gestion à l’Université de Montpellier, Institut Montpellier Management, où elle est responsable d’un master en Management des Organisations et Développement Responsable et codirige la Chaire Management et Entrepreneuriat Responsables (Labex Entreprendre). Ses recherches portent sur le redéploiement des formes d’organisation des entreprises et de l’économie en Chaînes de Valeur Globales (CVG) au cours des trois dernières décennies, sur les mouvements sociaux auxquelles ces chaines ont donné naissance, et sur les enjeux de la responsabilité sociale d’entreprise dans ce contexte. Elle a produit une soixantaine de publications sur ces sujets, dont Rethinking Value Chains : Tackling the challenges of global capitalism (Bristol University Press, accès libre, 2021). Son intervention prolonge une tribune dans Le Monde sur « la marchandisation de l’éthique », parue le 8 septembre 2023.


La présentation de Florence Palpacuer est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 27 février 2024
« Comment réduire l’empreinte carbone de notre alimentation ?« , présentée par Carine Barbier, économiste de l’environnement CNRS au CIRED à Montpellier
Carine Barbier a d’abord rappelé que l’alimentation est à l’origine d’un quart des émissions de gaz à effet de serre en France. Aller vers une réduction forte de l’empreinte carbone du système alimentaire impose une évolution importante des régimes alimentaires et interroge également les systèmes de production agricoles et le partage d’usage des sols, le niveau d’importations et d’exportations de produits agricoles et alimentaires et le transport associé, les systèmes de transformation ou encore les modes d’approvisionnement des ménages. Ces questions ont été discutées au travers de la présentation de scénarios décrivant le système alimentaire en France en 2050, son impact carbone, les surfaces agricoles mobilisées en France et dans le monde pour les importations, les possibilités de relocalisation d’une partie de la production agricole et de la transformation. Cet exercice prospectif montre l’importance des synergies possibles entre les préoccupations de santé publique, une plus grande autonomie alimentaire et la protection de l’environnement.

Carine Barbier est économiste de l’environnement au CNRS. Elle a rejoint le Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement (CIRED) en 2010. Ses recherches traitent des questions prospectives de long terme dans le champ de l’énergie et du changement climatique et des implications en termes de politiques publiques. Elle pilote depuis quelques années un consortium de recherche dédié à l’évaluation de l’empreinte carbone de l’alimentation en France et à la réalisation d’exercices de prospective du système alimentaire et de ses impacts sur les émissions de gaz à effet de serre. Ces travaux ont contribué aux scénarios Transitions 2050 de l’Ademe.
La présentation de Carine Barbier est téléchargeable ici au format pdf.
23 janvier 2024, à 19h
Salle des Verriès à Saint-Gély-du-Fesc
« Histoire du SIDA et de la Covid-19 », présentée par Clément Mettling, Chercheur CNRS en virologie à Montpellier
Dans sa conférence, Clément METTLING a retracé l’histoire des deux épidémies en fonction de l’évolution des connaissances en virologie. Il a d’abord donné un aperçu de l’histoire de la virologie, mettant en évidence que la rapidité relative de la découverte de traitements ou de vaccins est due aux progrès, parfois sinueux, de cette discipline. Il a montré comment la modification de l’environnement et des pratiques culturelles ont permis l’explosion du SIDA dans les années 80, comme celle de la pandémie liée au SARS-CoV-2. Enfin, il a également fait le point sur le débat autour de l’origine de la Covid19, le consensus dominant aujourd’hui penchant en faveur d’une zoonose, l’origine naturelle étant considérée comme plus probable que l’hypothèse d’une « fuite de laboratoire ».

Après une thèse à Strasbourg dans le laboratoire de Pierre Chambon en génétique de la drosophile, Clément METTLING a fait un stage post-doctoral à Londres en neurobiologie moléculaire, puis à Montpellier où il a été financé par le Téléthon. Il est maintenant chercheur en virologie au CNRS à l’Institut de Génétique Humaine à Montpellier où il travaille depuis 25 ans sur le corécepteur du VIH et depuis peu sur la réponse immunitaire au SARS-CoV-2.
La présentation de Clément Mettling est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 14 novembre 2023, à 19h
Salle des Verriès à Saint-Gély-du-Fesc
« Pourquoi Vénus et la Terre sont-elles si différentes ? » présentée par Thomas Widemann

Thomas Widemann, astrophysicien à l’Observatoire de Paris-Meudon, est le coresponsable européen de la mission EnVision, sélectionnée par l’Agence spatiale européenne (ESA) dans le cadre de son programme Cosmic Vision, pour un lancement vers Vénus en 2031. Thomas Widemann est également co-investigateur de la mission VERITAS du Jet Propulsion Laboratory (NASA/Caltech).
En introduction à sa conférence, Thomas Widemann a illustré la place particulière de la planète Vénus dans le ciel des astronomes et aux débuts de l’exploration spatiale. Il a rappelé que près de quarante ans s’étaient écoulés depuis la dernière mission vers le sol de Vénus (mars 1985). De fait, sa surface est aussi mal connue aujourd’hui que ne l’était celle de Mars vers 1975. Notre voisine Vénus, qui aurait dû ressembler à la Terre, dont elle partage les éléments, les dimensions, la masse, et la région de formation du système solaire, est pourtant devenue la planète si inhospitalière que nous connaissons aujourd’hui. Plusieurs missions spatiales (DAVINCI, VERITAS, EnVision) sont en préparation aux USA et en Europe pour un lancement dans une demi-douzaine d’années. Elles ont pour but de comprendre l’origine de cette différence, d’établir des diagnostics sur l’évolution passée de l’activité vénusienne et d’accumuler des données nouvelles sur l’intérieur, la surface, le volcanisme, la tectonique, l’atmosphère et les nuages. Leur objectif est de mieux comprendre pour quelles raisons une planète pourtant née à la bonne distance de son étoile, devient la Terre ou devient Vénus.

La présentation de Thomas Widemann est téléchargeable ici au format pdf.
Vous pouvez l’écouter ci-dessous :
26 septembre 2023, à 19h
Salle des Verriès à Saint-Gély-du-Fesc
« Les canicules marines et la surpêche, des menaces pour la vie dans les océans » présentée par Raphaël Seguin
Raphaël Seguin est doctorant en écologie marine au sein de l’Université de Montpellier (UMR MARBEC) et de l’association BLOOM. Il est engagé dans plusieurs combats liés au climat et à l’Océan, notamment contre l’exploitation minière des fonds marins. Il parle d’Océan, d’écologie et de climat sur son compte Instagram, @raphaelseguin

Dans sa conférence, Raphaël Seguin a rappelé que durant l’été 2022, la France a subi 33 jours de canicule, un record absolu. Mais ce n’est rien comparé à ce qu’il s’est passé sous l’eau. Durant cette même période, la mer Méditerranée a enduré plus de 70 jours de canicule marine, soit deux fois plus que sur terre. En juin 2023, c’est au tour de l’Océan Nord-Atlantique de subir une canicule marine : des températures de 5°C supérieures aux normales de saison ont été observées, et ce pendant plusieurs semaines. Ces vagues de chaleur océaniques ont l’effet d’un incendie sous-marin, dévastant la faune et la flore, et s’inscrivent dans un Océan plus chaud que jamais : plus de la moitié de l’Océan est en état de canicule marine. En parallèle, la surexploitation des ressources à travers la surpêche vide l’Océan et empêche la vie marine de s’adapter à ces nouvelles conditions. L’Océan est en péril, une situation qui nous concerne tous et toutes : notre avenir en tant qu’espèce est lié à celui de l’Océan. Raphaël Seguin a passé en revue les conséquences de ces phénomènes et esquissé les solutions dont nous disposons pour y faire face. Force est de constater que ces solutions ne sont pas toujours mises en œuvre en France (ni ailleurs), ou ne le sont qu’en paroles. Les scientifiques sont de plus en plus amenés à dépasser leur rôle de porteurs et diffuseurs de connaissance, pour prendre position dans l’arène publique. L’expérience montre qu’une mobilisation massive permet souvent de progresser et de s’opposer efficacement aux pratiques ou projets aux impacts désastreux.
La présentation de Raphaël Seguin est téléchargeable ici au format pdf.
27 juin 2023
« L’Observatoire du Mont Aigoual, une histoire scientifique particulière »
Conférence présentée par Eric DIOT, météorologue de formation, précédemment attaché à l’ancienne station météorologique du Mont Aigoual.


L’observatoire du Mont Aigoual, espace mythique pour les adeptes de la météorologie. Lieu privilégié des épisodes cévenols, avec leurs cortèges de pluies diluviennes, rafales insupportables, brouillards infranchissables. Parfois, une éclaircie permet d’embrasser l’immensité du paysage, des Alpes aux Pyrénées, du Sancy à la Méditerranée. Les péripéties de ce lieu, le travail des gardes forestiers et météorologistes ayant construit une base unique de données climatiques, vraie pépite scientifique. La vie si particulière, à l’écart du monde, de ces passionnés dont la motivation, les idées, ont permis durant de longues années la survie de cet espace en l’ouvrant au public, en y testant dans les conditions extrêmes une multitude de matériels et matériaux. Une histoire humaine désormais écrite au passé. C’est ce récit passionnant qu’a présenté Eric Diot, récit qu’il a agrémenté de photographies de ce sommet à part, prises par l’équipe des « aigoualiens » …lors des accalmies !
La présentation d’Eric Diot est téléchargeable ici au format pdf.
23 mai 2023
« Les messages-clés du 6ème rapport du GIEC »
Conférence présentée par Jean-Louis FELLOUS, ancien responsable des programmes d’observation de la Terre du CNES, ancien directeur des recherches océaniques de l’Ifremer, ancien expert détaché auprès de l’Agence Spatiale Européenne, ancien directeur exécutif du Comité mondial de la recherche spatiale (COSPAR)
Le 6ème rapport du GIEC comporte 3 volets : le premier volet, paru en août 2021, traite du système physique du climat et des changements climatiques observés et projetés ; le 2ème volet, paru en février 2022, traite des impacts, de l’adaptation et de l’urgence de l’action ; enfin, le 3ème volet, publié en mars 2023, parle des solutions et des leviers pour agir contre le changement climatique. Jean-Louis Fellous est l’auteur de plusieurs livres consacrés au changement climatique,



Dans sa conférence, Jean-Louis Fellous a rappelé ce qu’est le GIEC et son mode de fonctionnement, et présenté les « messages-clés » de son 6ème rapport, qui confirment et renforcent les conclusions des cinq rapports précédents. Il a mentionné l’effet potentiel du phénomène El Niño qui semble s’annoncer en 2023-24. En conclusion, il a insisté sur l »urgence d’agir pour atténuer les causes du changement climatique et pour s’adapter à ses impacts, déjà dévastateurs, qui devrait s’imposer aux décideurs du monde entier. Un débat très animé a suivi sa présentation, témoignant de la sensibilisation du public aux enjeux de l’action et de l’inaction face à une situation qui va en s’aggravant.
La présentation de Jean-Louis Fellous est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 11 avril 2023
« Impact du climat sur la santé allergique et respiratoire«
Conférence présentée par Isabella ANNESI-MAESANO, directrice de recherche INSERM à l’Université de Montpellier. Cette conférence a pris place dans le cadre du cycle « Climat et Santé » inauguré en décembre 2022 par Jean-François Guégan.
Le changement climatique affecte la quantité, l’intensité et la fréquence des types de précipitations ainsi que les événements climatiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les sécheresses, les orages, les inondations et les ouragans. Tous ces phénomènes peuvent influencer l’aggravation, voire le développement des maladies allergiques et respiratoires.

Isabella ANNESI-MAESANO est Directrice de recherche à l’INSERM. et professeur d’épidémiologie environnementale. Elle est directrice adjointe de l’Institut Desbrest d’épidémiologie et de santé publique, une unité de recherche mixte Inserm et Université de Montpellier. Auparavant, elle était chef du département EPAR de l’IPLESP (Inserm et Sorbonne Université) à Paris. Ses recherches portent sur l’explication de l’étiopathogénie des maladies allergiques et respiratoires et des comorbidités associées par une approche exposomique. Les principaux facteurs de risque pris en compte sont la pollution atmosphérique et le changement climatique.
Dans sa conférence, Isabella Annesi-Maesano a rappelé que la pollution atmosphérique, qui a un rôle causal dans plusieurs maladies allergiques et respiratoires, est impactée par le changement climatique (ozone pendant les vagues de chaleur ou tempête de poussières). Le début, la durée et l’intensité de la saison pollinique ainsi que l’allergie au pollen sont modifiés par le réchauffement climatique. Les recherches sur la réponse des plantes à une plus grande quantité de CO2 dans l’atmosphère montrent qu’il y a une meilleure photosynthèse, une meilleure reproduction et davantage de pollen. Les plantes fleurissent plus tôt dans les zones urbaines que dans les zones rurales, la pollinisation étant plus précoce de 2 à 4 jours. Les principaux facteurs déterminants des émissions de gaz à effet de serre sont l’agriculture, la production d’énergie, la production alimentaire, la gestion des déchets et les transports. Les tentatives d’atténuation du changement climatique doivent tenir compte de chacun de ces aspects du réchauffement de la planète et de ses effets sur la santé humaine.
La présentation d’Isabella Annesi-Maesano est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 21 mars 2023
« Quelle nature demain sur nos littoraux occitans ?«
Conférence présentée par Rutger DE WIT, Directeur de recherche CNRS, Unité Mixte de Recherche MARBEC (MARine Biodiversity, Exploitation & Conservation), Montpellier
La nature des côtes basses et leurs milieux lagunaires en Occitanie sont menacés par les changements planétaires et les impacts humains.

Rutger De Wit a commencé ses études académiques aux Pays-Bas où il a été formé à la recherche en écologie végétale et microbienne aux universités d’Amsterdam et de Groningen. Il a travaillé sur les littoraux de Hollande, France, Espagne, Écosse, Allemagne, Lituanie, Guyane française et Nouvelle Calédonie. Recruté au CNRS en 1993, il rejoint en 2004 l’unité Écosystèmes lagunaires à l’Université de Montpellier, unité intégrée dans MARBEC depuis janvier 2015. Depuis le début de sa carrière au CNRS, Rutger De Wit s’intéresse particulièrement à l’étude des lagunes côtières. Progressivement il a adopté une approche plus intégrative de l’étude de ces lagunes comme socio-écosystèmes alliant l’écologie et les sciences humaines et sociales, en s’appuyant sur des collaborations pluridisciplinaires. En février 2021, il a été nommé Directeur du Centre Méditerranéen Environnement et Biodiversité, le Labex CEMEB.
Dans sa conférence, Rutger De Wit s’est intéressé à l’évolution des milieux lagunaires occitans. L’érosion côtière, renforcée par la montée de la mer, grignote les plages et dunes qui protègent les lagunes côtières. Ces écosystèmes, appelés étangs littoraux dans la région, ont subi des surcharges en azote et phosphore ainsi que des contaminants. Il a examiné la question de la possibilité de leur restauration écologique, laquelle, de toute façon, doit aller de pair avec une adaptation aux changements planétaires, basée sur des solutions fondées sur la nature. Pour cela, il est impératif de protéger les espaces naturels et même de dé-urbaniser la côte localement pour garder au minimum un tiers vraiment sauvage sur nos côtes.
La présentation de Rutger De Wit est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 7 février 2023
« Biodiversité et changement climatique : entre vulnérabilité, résilience, et adaptation »
Conférence présentée par Isabelle CHUINE, Directrice de recherche CNRS au Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive (CEFE) à Montpellier, membre de l’Académie des sciences. Isabelle Chuine a reçu la Médaille d’argent du CNRS 2020.
La biodiversité, qui représente la diversité biologique, ou diversité du monde vivant, depuis les gènes jusqu’aux écosystèmes et paysages, est le fruit de milliards d’années d’évolution.

Dans sa présentation, Isabelle Chuine a rappelé que la biodiversité offre des contributions incommensurables au bien-être des populations humaines et qu’elle est nécessaire au maintien de la vie sur Terre. Or cette biodiversité subit, de façon croissante depuis l’apparition de l’homme moderne, des pressions qui l’amène au bord de sa sixième crise d’extinction. Les activités humaines génèrent en effet des taux d’extinction d’espèces mille fois supérieurs à ce qu’ils ont été auparavant. S’ajoutant aux autres causes d’érosion de la biodiversité, le changement climatique va en devenir d’ici quelques années la première cause. Au-delà de la nécessaire réduction drastique de nos émissions de gaz à effet de serre, il est également urgent de réduire toutes les autres pressions que nous faisons subir au monde vivant. Sans cela, Homo sapiens, victime de son succès, en subira aussi les conséquences.
La présentation d’Isabelle Chuine est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 20 décembre 2022
« Changements climatiques et santé. Serons-nous atteints par plus d’épidémies plus fréquentes ?«
Conférence présentée par le Professeur Jean-François GUÉGAN, directeur de recherche de classe exceptionnelle à l’IRD, actuellement en accueil à l’INRAE (UMR MIVEGEC, ESC INRAE, IRD, CNRS, Université de Montpellier) à Montpellier.
Les changements climatiques influent aujourd’hui sur la santé des populations et leur bien-être, mais il demeure difficile d’en mesurer l’incidence, particulièrement dans le cas des pathologies infectieuses.


Dans sa présentation, Jean-François Guégan a montré comment les changements climatiques interviennent sur la transmission des agents pathogènes tout en relativisant leur importance par rapport à d’autres facteurs du changement global responsables. Il a conclu sur l’urgence d’une formation plus transversale à tous les âges de la vie, y compris pour les décideurs publics et les haut-fonctionnaires, afin de mieux anticiper les adaptations nécessaires et répondre aux transformations planétaires en cours.
La présentation de Jean-François Guégan est téléchargeable ici au format pdf.
Pour en savoir plus, quelques articles récents du professeur Guégan :
- Vers une écologie de la santé, O. Plantard, L. Huber et J.-F. Guégan, Pour la science (2014)
- 2050, Bamako, Mali, une saison caniculaire, J.-F. Guégan, ADSP (décembre 2015).
- Changements environnementaux et maladies infectieuses : mieux coordonner la surveillance, J.-F. Guégan et F. Simard, ADSP (décembre 2015)
- Changement climatique et santé : des liens complexes, J.-F. Guégan, Pour la Science (2015)
- Les changements nécessaires sont civilisationnels, J.-F. Guégan, Le Monde (18 avril 2020)
Mardi 22 novembre 2022
« Le cycle hydrologique dans la tourmente climatique – Quelles ressources demain en région ? »
Conférence présentée par le Professeur Séverin PISTRE, hydrogéologue, rattaché au laboratoire Hydrosciences Montpellier (CNRS, IRD, UM, IMT Mines Alès), responsable du Master « Sciences de l’eau » à l’Université de Montpellier.
A la fois acteur majeur et dépendant étroitement du changement climatique, le cycle hydrologique est sujet à des excès de plus en plus fréquents et intenses.


Dans son intervention, Séverin Pistre a rappelé que les enjeux régionaux socio-économiques et environnementaux sont très largement liés aux eaux souterraines. Les pressions climatiques et anthropiques sont réelles sur la ressource en eau régionale. Les perturbations du cycle hydrologique se poursuivront durant tout le XXIe siècle à un rythme qui dépendra d’une réponse mondialisée au changement climatique, dont il a montré qu’il menace la recharge des nappes d’eau souterraine. La région dispose de nombreux aquifères de natures variées qui sont un atout régional majeur (karst en particulier). L’amélioration des connaissances hydro(géo)logiques doit se renforcer : exploration, suivi, modélisation… dans une dynamique partenariale impliquant Collectivités, Établissements Publics et Universités. La gestion et la préservation des eaux et les politiques d’adaptation au CC doivent être au centre des politiques publiques et d’aménagement des territoires.
La présentation de Séverin Pistre est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 27 septembre 2022
« Biodiversité et climat – une crise peut en cacher une autre »
Conférence présentée par le Prof. Dr. Wolfgang CRAMER, directeur de recherches CNRS à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie marine et continentale (IMBE) à Aix-en-Provence.


Dans son intervention, Wolfgang Cramer a rappelé que depuis plus de 30 ans, les scientifiques lancent des alertes concernant le changement climatique et le risque d’une perte massive de la biodiversité. De nombreux indicateurs montrent bien que la situation s’aggrave, malgré des accords ambitieux à l’échelle internationale pour y mettre fin. Il est clair que l’action des instances gouvernementales reste insuffisante, et le même constat peut être fait pour le secteur privé. Il a tenté de répondre aux questions suivantes : est-ce que les scientifiques doivent redéfinir leur rôle ? Est-ce que la « Science de la Durabilité » peut proposer des nouvelles approches ? Il a revisité ces questions à la base de 30 années d’implication dans les travaux du GIEC, tout en développant quelques pistes pour une approche plus efficace.
La présentation de Wolfgang Cramer est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 17 mai 2022
« Le changement climatique pour les nuls »
Conférence présentée par Benjamin SULTAN, Directeur de recherche IRD/ESPACE-DEV (Institut de recherche pour le Développement) à Montpellier.

Dans son intervention, Benjamin Sultan a répondu aux questions suivantes : Qu’est-ce que le changement climatique ? Quelles en sont les causes ? Quelles en sont les conséquences ? Que peut-on faire pour lutter contre lui ? Comment s’y adapter ? Est-il encore temps ?
La présentation de Benjamin Sultan est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 15 mars 2022
« L’adaptation des plantes au changement climatique
et à l’urbanisation »
Conférence présentée par Pierre-Olivier CHEPTOU, Directeur de recherche CNRS
au CEFE (Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive) à Montpellier.

Dans son intervention, Pierre-Olivier Cheptou a répondu aux questions suivantes : Quel est l’impact du changement climatique sur l’évolution des plantes ? Quel est l’impact du déclin des pollinisateurs sur l’évolution des plantes ? Quel est le rôle de l’urbanisation sur l’évolution des plantes qui vivent en ville ?
La présentation de Pierre-Olivier Cheptou est téléchargeable ici au format pdf.
Mardi 15 février 2022
« La forêt méditerranéenne en première ligne face au changement climatique, entre cible et solution«
Conférence présentée par Xavier MORIN, Directeur de recherche CNRS au CEFE (Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive) à Montpellier.
Dans son intervention, Xavier Morin a répondu aux questions suivantes : Qu’est-ce que les forêts méditerranéennes ? Comment le changement climatique influe-t-il sur ce type de forêts ? Quelles autres menaces pèsent-elles sur les forêts méditerranéennes ? La demande sociétale en faveur de « davantage de nature » n’entre-t-elle pas en contradiction avec la pression humaine sur la biodiversité ? La sensibilité des forêts méditerranéennes au changement climatique est-elle compatible avec son utilisation en tant que « puits de carbone » pour contrer ce changement ?

La présentation de Xavier Morin est téléchargeable ici au format pdf.
Jeudi 16 décembre 2021
« La prévision numérique du temps et les événements méditerranéens »
Conférence présentée par Marc PONTAUD, Directeur de l’enseignement supérieur et de la recherche de Météo-France à Toulouse.
Dans la première partie de son intervention, Marc Pontaud a répondu aux questions suivantes : Comment se fait la prévision du temps en 2021 ? De quels moyens d’observation dispose-t-on ? Les données d’observation et les prévisions sont-elles partagées avec les autres services météorologiques du monde entier ? Comment se sert-on des ordinateurs ? Peut-on prévoir le temps avec seulement quelques jours d’avance ? Deux semaines ? Une saison ou une année à l’avance ? Comment peut-on prévoir le climat et son évolution ? Les ordinateurs remplacent-ils complètement l’expertise humaine ?
Dans une deuxième partie, il a abordé les points suivants : Qu’appelle-t-on épisodes méditerranéens ? Pourquoi sont-ils parfois appelés orages ou épisodes cévenols ? Pour quelle raison ont-ils lieu surtout à l’automne ? Sont-ils observés ailleurs que dans notre région ? Le réchauffement climatique est-il susceptible d’amplifier ou au contraire d’atténuer ce genre de phénomènes ? Pour quelles raisons font-ils autant de dégâts ?

La présentation de Marc Pontaud est téléchargeable ici au format pdf.
